samedi 5 novembre 2016

Pour une madame qui se reconnaîtra

Merci de m'avoir soutenue durant ces dix (douze, quinze...?) dernières années.


<3

dimanche 30 octobre 2016

Du texte aux images.

Ajouter du texte aux images. C'est quelque chose que j'essaie  de faire sur ce blog depuis environ un an. Mine de rien, c'est un grand pas pour moi.




1/ S'exprimer sans détour.

La première difficulté, et la plus grande, c'est le fait de se montrer. 

Quand on dessine, on se montre de manière très indirecte. On va dessiner des symboles qui peuvent être sujet à plusieurs interprétations possibles, on va montrer des images sans contexte... ça peut donner des images très puissantes, magiques et fortes en émotions, mais à la fois, c'est une sorte de lâcheté.

Ajouter du texte et essayer d'énoncer clairement ce qu'on a en tête limite les ambiguïtés, tout en enlevant cette protection qu'est le dessin. "Mince, maintenant, ils savent vraiment ce que veut dire ce dessin pour moi... et se montrer tel qu'on est, c'est... dangereux."

Globalement, je me rends compte que depuis que j'ajoute du texte, je suis plus honnête et sincère vis-à-vis de moi, et vis-à-vis des lecteurs de ce blog.



2) Rajouter une autre dimension au dessin.

Le dessin, c'est de l'écriture. Dessiner demande de la technique et de la réflexion. 
Le texte, c'est la même chose. C'est un type d'écriture que je n'ai absolument pas l'habitude d'utiliser. Quels mots utiliser ? Comment gérer le rythme d'un texte ? Sa longueur ? Tant de paramètres que je ne sais pas encore utiliser efficacement.

Outre la difficulté technique qui est l'écriture d'un texte, le texte ajoute une dimension supplémentaire au dessin. Les dessins et les textes communiquent ensemble pour former un ensemble difficile à contrôler, tout en multipliant les possibilités de propos. Chaque médium possède ses forces et ses faiblesses, à utiliser avec parcimonie. 





3) Conscientiser mon propos.

Quand (je) dessine, c'est plus mon inconscient qui s'exprime. "J'ai envie de couleurs qui pétillent, j'ai envie de gris, j'ai envie d'un décor vide sur fond noir..." 

Ces envies ne sont pas réfléchies : je n'ai même pas conscience de ces envies avant de voir mon dessin fini posté sur ce blog. Le dessin, c'est un peu comme une impression de mon esprit indéfini sur une surface définie. Et même quand mon esprit s'est imprimé, comme il utilise des symboles pour s'exprimer, moi-même je ne sais pas forcément ce qu'il veut dire.

Utiliser les mots permettent de cerner et de mettre en lumière toutes ces choses qui se passent au niveau inconscient, et de les reléguer au niveau conscient. Entre dessiner une fille assise sous un arbre dans une vaste pleine, et écrire "Je suis triste.", il y a un fossé en terme de clarté du propos. 

Un va donner énormément de détails sur ce qu'il se passe à l'intérieur de ce cerveau en peu de temps ("Un dessin vaut mille mots"), tandis que l'autre va prendre le relai pour mieux comprendre et exprimer ce que mon esprit veut dire. Par conséquent, dessin et texte s'aident à évoluer pendant le processus d'écriture, jusqu'à se stabiliser dans une forme finale. C'est vraiment une autre manière de concevoir et de créer.


 Conclusion très philosophique :
Ecrire et s'exprimer par du texte, c'est plutôt cool. 
 ( *w* )



jeudi 27 octobre 2016

Le travail passion

Ca fait plusieurs années que je cravache pour faire le "métier de mes rêves". J'ai fini mes études en cinéma d'animation l'année dernière, et depuis, même si on aime bien dire que le secteur est bouché, ça marche plutôt bien en terme de travail pour moi. Premier bilan de mon année.



1) Alimenter sa passion

Le premier soucis que j'ai rencontré, c'est ma passion pour le dessin qui a commencé à drastiquement diminuer. Je l'ai particulièrement ressenti quand j'ai travaillé pour une publicité (dont je ne citerai pas le nom) que j'ai très peu aimé. J'avais l'impression de vendre ce que j'avais de plus précieux : ma motivation, mes envies, mon moteur de vie. Je ne dessinais que pour le travail et l'argent. J'ai commencé à perdre mes repères.

Trois questions ont pris beaucoup de place dans ma tête :
Pourquoi j'ai commencé à dessiner ?
Qu'est-ce que j'aime dans le dessin ?
Qu'est-ce que je veux faire de mon dessin ?

J'ai eu peur de me transformer en robot-à-dessiner-des-trucs-sans vie, mais répondre à ces questions m'ont permis à ré-alimenter ma passion et de rediriger ma vie vers une voie qui me semblait plus appropriée.





 2) Distinguer travail et passion.

Quand j'ai commencé l'animation, j'avais ce rêve d'avoir un travail-passion. A la place, j'ai eu l'impression de simplement... effectuer un travail. Ca n'a l'air de rien, mais c'était une grande désillusion pour moi. Entre dessiner pour le travail et servir des sandwiches, il n'y avait plus de grande différence.

Quand ma passion a commencé a être mangée par mon travail, j'ai requestionné cette idée de travail-passion. Au fond, ma passion en pâtissait non pas à cause de mon travail, mais parce que j'avais cet idéal de travail-passion. Si je devais décrire la passion comme une énergie créatrice, c'est une énergie que je voulais dépenser dans le travail, mais mon travail ne me le permettait pas. N'en résulte que de la frustration.

Après une grande dissertation mentale sur la nature du travail, j'en ai conclu qu'il fallait que je distingue clairement mon travail, et ma passion, si je voulais survivre dans ce monde, et faire survivre ma passion.

L'avantage avec mon travail actuel, même si ce n'est pas mon travail-passion, c'est qu'il enrichit mes pratiques artistiques extérieures. Au travail, je m'entraîne techniquement et humainement en travaillant pour/avec d'autres personnes, et en dehors, je me développe à mon rythme. Même si parfois je me dis que j'aurai du choisir un métier stable et bien payé tout en conservant mon activité artistique à côté, plutôt qu'avoir un produit un peu "bâtard", pas de regret sur mes choix de vie.



3) Viser malgré tout le travail-passion.

Ce qui ne veut pas dire que j'ai abandonné cette idée de travail-passion, j'ai juste modifié ma perception des choses, et modifié mon plan pour y arriver.

Il y a un concept japonais qui s'appelle "L'ikigai", qu'on pourrait traduire par "Raison d'être". L'ikigai n'existe que si on réunit quatre critères.
- Ce qu'on aime
- Ce dans quoi on est bon
- Ce pour quoi on est payé
- Ce dont le monde a besoin

Mon instinct me dit que je n'aurai jamais trouvé créé mon travail passion si je ne fais pas l'effort de réfléchir à ma vie, ma façon et ma raison de vivre. Mon cerveau a besoin d'éléments et d'expériences pour grandir, et c'est seulement quand j'arriverai à une certaine maturation que j'aurai créé les conditions nécessaires pour effectuer ce "travail passion".

C'est un travail sur moi-même long et fastidieux, avec beaucoup de gestation et de remise en question... mais je sens déjà que ça en vaut le coup ! Où est-ce que ça me mènera... Aucune idée ! Mais je me sens bien.



Conclusion :

En pensant réaliser mon "rêve", j'ai aussi réalisé que ce rêve était une chimère, mais je ne regrette rien. C'est une expérience qui était nécessaire pour moi. Je pense que le travail-passion existe quelque part, mais qu'il existe dans une forme bien différente que celle qu'on a l'habitude de lui donner.

 


lundi 10 octobre 2016

Un blog propre.

Je suis entrain de ré-aménager mes blogs.
Ici, vous trouverez que mes travaux personnels, souvent en WIP et crados.
Sur mon blog-book, vous trouverez mes travaux de qualité "professionnelle".